Pas besoin d’un classeur monumental. Une page de règles, quelques exemples et une bonne liste d’exceptions peuvent suffire à garder un monde cohérent.
Définir qui nomme quoi
Séparez les noms donnés par les habitants, les appellations savantes et les libellés purement fonctionnels de l’interface. Un même lieu peut avoir plusieurs noms, mais chaque usage doit être documenté. Ajoutez le point de vue : une carte militaire ne découpe pas le territoire comme un guide de voyage. Cette question évite des incohérences que la phonétique seule ne peut pas résoudre.
Écrire des règles observables
Préférez « les petits villages reprennent souvent une plante locale » à « les villages ont des noms doux ». La première règle se vérifie et se transmet ; la seconde dépend trop des goûts de chacun. Pour chaque famille, gardez trois exemples retenus et un exemple refusé avec sa raison. Les nouvelles personnes de l’équipe comprendront ainsi la logique sans imiter mécaniquement les mêmes syllabes.
Tracer les décisions
Pour chaque nom important, conservez un identifiant, la forme affichée, la prononciation, le contexte, les variantes et la date de validation. Notez les recherches de disponibilité séparément de l’avis artistique. Une décision de design n’est pas une vérification juridique, et une recherche de marque ne dit rien de la qualité narrative. Cette séparation simplifie les révisions.
Autoriser des exceptions motivées
Un nom étranger aux règles d’une région peut signaler une migration ou une histoire oubliée. L’exception devient intéressante lorsqu’elle est intentionnelle. Indiquez la raison dans la bible afin qu’une correction ultérieure ne l’efface pas. Relisez régulièrement les noms ensemble, en situation, plutôt que d’appliquer une règle de manière automatique à chaque nouvel élément.



